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IntroductionFluorRejets MeuseParticules fines

Le contexte

Qu’appelle-t-on particules fines ?

On désigne par « particules fines » des particules en suspension dans l’air.

Comme la plupart des autres polluants atmosphériques, elles sont surtout émises par les industries et le transport routier, et dans une moindre mesure par l’agriculture, le chauffage domestique, la production d’énergie et les autres transports.

Concernant les industries telles que la nôtre, les activités telles que la manutention de produits solides, les opérations de combustion, les processus de séchage et filtration peuvent être à l’origine d’émissions de poussières et particules fines dans l’environnement.

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La problématique

Des directives européennes fixent des valeurs limites à respecter pour les concentrations en particules fines dans l’air ambiant, notamment pour la fraction fine des particules d’un diamètre aérodynamique inférieur à 10 µm (micromètre) appelées « PM10 » :

  • concentration journalière PM10 inférieure à 50 µg/m³
  • 35 dépassements maximum autorisés dans l’année, au-dessus de 50 µg/m³ pour la concentration journalière en PM10.

La station de mesures de la Région wallonne rue du Marly montre un historique de dépassements récurrents. Entre2004 et 2014, seules 2 années ont été en conformité.  

La démarche

Origine

Suite à ces dépassements par rapport aux directives, l’AWAC (Agence Wallonne Air Climat) a fait réaliser par l’ISSEP en 2012-2013 une étude sur la qualité de l’air à Engis.

Les conclusions de l’étude ont mis en évidence plusieurs zones géographiques émettrices sur le territoire d’Engis, dont le site de Prayon.

Cette problématique n’est pas entièrement imputable à notre activité. Et nous avons voulu participer aux efforts d’amélioration nécessaires.

Nous avons également développé une collaboration avec l’AWAC et l’ISSEP pour mettre sur pied en 2015 le projet « particules fines » de Prayon.

Les moyens mobilisés

Face à la complexité de la problématique et du site (superficie de 27h, 8 unités de production, plusieurs points de chargement/déchargement sur le site et en bord de Meuse), nous avons fait appel :

  • Aux compétences de l’ISSEP pour la fourniture des équipements de mesures et d’échantillonnage de particules fines et pour les analyses des échantillons. L’AWAC et l’ISSEP ont fourni leur expertise pour l’interprétation des résultats.
  • A notre expertise interne : La cellule environnement pour le pilotage du projet, le personnel de production pour les investigations sur les procédés et activités ainsi que le laboratoire pour les analyses de nos produits.
La démarche

La démarche : volet quantitatif

2015 : installation de deux stations de mesures de particules fines, mises à disposition par l’ISSEP à la demande de PRAYON : l’une en bordure de site, l’autre à l’intérieur du site.

Mise en œuvre d’un monitoring couplé à un processus d’investigation.

Le monitoring consiste en un suivi journalier des concentrations mesurées :

  • Par ces deux stations, donc au plus près des sources du site
  • Par la station d’Engis rue du Marly, représentative de la qualité de l’air ambiant
  • Par la station de Jemeppe sur Meuse, pour la référence en dehors de la zone d’impact des activités engissoises, afin de mieux identifier les dépassements spécifiques à Engis

Le processus d’investigation est déclenché sur base de critères pré-établis, en fonction des résultats du monitoring. Il consiste à recenser les activités du site et à  les mettre en lien avec les observations des stations pour procéder à des recoupements. Le personnel de production du site est impliqué dans les investigations.

La démarche : volet qualitatif

  • 2015
    développement de méthodes d’analyses au laboratoire de Prayon et analyses des échantillons
  • 2016
    poursuite du monitoring avec location longue durée d’une station de mesures
  • 2016 à ce jour
    débriefing annuel des résultats avec l’ISSEP et l’AWAC.

Le schéma ci-dessous résume la démarche :

Les sources pertinentes identifiées sont alors progressivement prises en charge à travers un plan pluriannuel d’investissements.

Principaux résultats

Nous avons pu mettre en évidence :

  • La présence récurrente de certains éléments dans les échantillons de particules fines PM10.
    C’est le cas de la silice (SiO2), traitée à travers le projet fluor de PRAYON.
  • Certaines émissions diffuses à impact localisé visible sur la station site de PRAYON, mais avec un impact nul ou moindre sur la station d’Engis. C’est le cas du déchargement des barges de phosphates, pris en charge à travers un projet d’investissement.
  • Enfin, certaines sources non liées à nos activités.

Par rapport à ce dernier point, il y a donc des particules dont la mesure dépasse les propres émissions de Prayon. Cela signifie qu’il y a en partie une origine externe à notre société. C’est le cas du calcium.

Les réalisations

  • 2014-2016
    • Mise en place d’une huile anti-poussières sur le procédé de l’unité Fertilisants
    • Investissement de 203.000 euros pour l’installation de 3 hottes de dépoussiérage à Silox
  • 2016
    • Mise en place d’un détecteur de poussières en sortie du silo de zinc
  • 2017
    • Investissement de 80.000 euros pour réduire les émissions diffuses lors de l’ajout de chaux sur le gypse, à l’usine P2
    • Renouvellement de la grue du déchargement de phosphates, étape préalable au projet de dépoussiérage.
  • Prévu en 2018
    • Poursuite de l’étude sur le dépoussiérage des déchargements de phosphates
    • Installation d’opacimètres sur une sélection de cheminées. Ces équipements de mesure en continu ont pour but de détecter rapidement les situations d’écart afin d’y remédier
Les réalisations